Démissionner, est-ce une si bonne idée ?

Salut !

Aujourd’hui je te parle de mon vécu perso, celui qui a fini par faire exister Les Géniales (et donc la vie professionnelle dont je rêvais depuis plusieurs années).
As-tu déjà démissionné d’un poste ? Pour de bonnes ou de mauvaises raisons ? Serait tu prête à le faire de nouveau pour lancer ta reconversion ?
Moi c’est ce que j’ai voulu faire il y a deux ans… et comment te dire, j’ai du m’y reprendre à plusieurs fois avant d’y arriver. Je t’explique pourquoi en dessous, et te partage 3 apprentissages que j’ai tiré de mon expérience !

La première fois que j’ai claqué la porte pour réinventer mon job, c’était en 2018. A ce moment là je bossais comme vendeuse pour une célèbre marque de cosmétiques frais, faits mains. J’ai passé de très bons moments et beaucoup appris par cette expérience, mais j’ai fini par en avoir fait le tour (traduction : j’étais méga saoulée de ne voir mon copain que les soirs + dimanches, et d’être obligée d’aller vers les gens pour leur vendre des choses VRAIMENT superflues).

Depuis plusieurs mois déjà j’avais décidé de me lancer dans l’orientation professionnelle ; non seulement j’en parlais tous les jours autour de moi, mais j’avais aussi fait des entretiens pour tester ma motivation, et trouvé plusieurs formations pas trop longues où postuler. L’occasion était donc IDEALE pour passer à l’action.

La réalité était là aussi. Je me suis donc dit “Pe pe pep ! Avant de donner ma lettre de démission, il faut QUAND MEME que j’ai un truc (je partais d’un CDI). Soit. Je me mets en quête d’un boulot bidon, juste assez long pour récupérer mes droits au chômage et pouvoir ENFIN (haha) me lancer.

Comme je l’ai dit plus tôt j’ai un cheum, qui lui même a des parents, chez qui on mangeait le dimanche toutes les deux semaines. J’aime bien beau papa et belle maman, et j’aime beaucoup apprendre à connaître les gens de manière générale, savoir qui ils sont, découvrir leur histoire, i tutti quanti. Mine de rien, au détour d’une conversation, je prends note de ce qui est important pour eux dans la vie, ce dont ils ont l’habitude, ce qu’ils valorisent. Et c’est pendant la période “on s’apprécie mais on se considère pas encore de la même famille non plus” que je finis par tomber sur l’offre d’emploi qui fait basculer le game.

Assistante syndic, Trucmuche immobilier. Mon premier réflexe est de dire “Nope, pas pour moi !”. Mais bon, un job dans l’administratif, “parce que j’ai tellement besoin de pouvoir mettre sur mon CV que j’ai déja utilisé excel et power point en open space” ; un job avec des horaires de bureau , “parce que j’en ai tellement marre d’avoir une vie sociale et amoureuse décalée” ;un job avec perspective de devenir inchallah gestionnaire de copropriété et oh en fait ça gagne pas mal, je pourrai être bling bling comme la meuf qui nous a fait visiter notre appart… Et puis et puis, un emploi sécure pépouze que ma belle famille situe (et estime) pas mal, ou ma famille fera aussi “woaw, stylé, je sais pas ce que c’est, mais c’est stylé”…

Bref, l’orientation professionnelle était comme qui dirait l’autre passée à la trappe.

Je postule, j’ai le nouveau dream job en carton, et j’annonce la bonne nouvelle à mes futures anciennes collègues. Parmi elles il y en a une qui est un peu notre druidesse : pleine de sagesse, très spirituelle, nous sommes toutes ses “chatons” qu’elle zieute de loin entre deux consultations client. Cette collègue là vient me voir, me regarde dans les yeux, et m’interroge sur un ton qui veut dire “j’aimerais que tu comprennes toute seule que tu vas faire de la m****, mais tu dois le découvrir par toi même” :

  • Mais alors je comprends pas, ce projet de te reconvertir dans l’orientation professionnelle et tout…
  • Oh ben ça, c’était une idée, mais là tout de suite je vais faire autre chose !
  • Ok. Parce que ça avait l’air super important pour toi…
  • Ouiiii mais bon, en soi je pourrai toujours le faire plus tard, là il FALLAIT que je trouve quelque chose pour partir d’ici, en plus ça me donne une opportunité de carrière. Franchement on verra, je pense que ça peut être cool.

Deux mois plus tard, assise sur le siège passager du SUV de ma nouvelle boss et tandis qu’on va vérifier une fuite d’eau dans un des immeubles qu’on gère, j’attends le bon timing pour lui annoncer que ça va pas le faire, en fait. Je flippe parce que 1. on est dans une voiture en mouvement dont je ne pourrai pas m’enfuir si ça tourne mal, 2. cette femme me fait confiance sur le fait que j’allais rester plus longtemps que le CDD qu’on avait signé, 3. j’ai depuis deux semaines des angoisses qui vont devenir de vraies crises si je ne lui dit pas maintenant ce que j’ai sur le coeur. A son enthousiaste “Et sinon alors, tu te plais bien ici ?” je lui répond donc un piteux “heu, en fait… je pense que je ne vais… heu… pas… rester.”

Voilà donc comment se termine l’histoire de ma première tentative de passage à l’action ! Par un choix stratégique particulièrement pourri, que l’univers m’a renvoyé vite fait bien fait dans la figure. Je t’épargne les mois de désespoir qui ont suivi (parce que j’allais plus faire la bêtise de partir du jour au lendemain sans réfléchir à mon projet).

Sur le coup cette période était vraiment dure. Je me suis sentie particulièrement seule et sans perspective sur comment j’allais pouvoir passer de la galère que je vivais présentement à l’idéal que j’espérais pouvoir atteindre. J’avais le sentiment de devoir encore recommencer du bas de l’échelle.

En même temps ce qu’il y a de super avec les échecs, c’est qu’on en tirer de belles leçons, si on s’arrête trois minutes pour réfléchir au pourquoi du comment. Toujours orientée solutions c’est ce j’ai fait, et j’en ai tiré trois apprentissages que je te partage aujourd’hui :

  1. Ne pas partir parce qu’on en a marre, mais parce qu’on veut changer

    Ce qui a déclenché ma décision, ça a été principalement mes conditions de travail, et mon désaccord avec le management. En aucun cas je ne suis partie pour réaliser-mon-rêve ! J’étais loin d’avoir la confiance nécessaire en moi, en cette idée d’orientation professionnelle, pour que ce soit mon motif principal. D’ailleurs, cette envie squattait depuis bien 6 mois dans un coin de ma tête. Ce que m’a appris le fait de démissionner surtout parce qu’on est pas content, c’est que le problème que tu quittes a une chance sur deux de revenir dans ton prochain boulot. Ou d’être remplacé par un autre boulet tout aussi pénible.

    Alors bien sur, quand on se sent en danger physiquement ou psychologiquement (agression, burn out par exemple), il n’y a pas à se demander “est-ce que l’herbe est réellement plus verte là où je vais?”. Ce sont des situations où on a pas le temps de tergiverser là dessus. Mais autrement ! Partir pour avoir ses week-ends ou ne plus rester debout toute la journée ça peut s’entendre, mais ce n’est pas un enjeu de fond qui va te rendre plus épanouie au travail.

  2. Ne pas confondre urgence et précipitation

    Ne pas partir pour n’importe quoi et pour des raisons un peu trop superficielles ne signifie pas s’obliger à squatter dans un job pourri jusqu’à trouver la perle rare ! Dans mon cas, je ne me sentais vraiment pas à ma place dans cet emploi de vendeuse ; me lever pour aller faire quelque chose qui me bouffait lentement mais sûrement de l’intérieur était loin d’être un élément que je pouvais ignorer indéfiniment.

    Un départ ça se prépare, et pas qu’en matière de paperasse administrative. La vérité c’est qu’entre le moment où j’ai commencé à chercher un nouvel emploi, et celui où je l’ai intégré, il s’est passé… un mois et demi. Ce qui n’est pas grand chose (selon une étude BVA de 2017, retrouver un job prend en moyenne 7 mois !). Malgré tout ces quelques semaines m’ont paru une éternité, parce que paniquée face au peu d’offres inspirantes et aux réponses encore plus rares.

    En prenant la première offre à peu près ok qui se présentait, je me suis précipitée, et j’ai éclipsé l’urgence tout à fait légitime de me sentir plus épanouie et libre au travail. Quand l’urgence te maintient motivée, la précipitation elle te fait partir dans tous les sens, sans aucune coordination !

  3. Ne pas craquer son slip en remettant son bonheur à plus tard pour rassurer les autres

    Ah les fameux beaux parents qu’on voulait impressionner ! Adopter les rêves ou les envies de métier de quelqu’un d’autre est inutile, non seulement parce que :

    – tu peux croire ce que tu veux, le seul cerveau auquel tu as accès c’est le tien.Toutes tes suppositions à base de “ça ferait plaisir à”… restent pour toujours et à jamais des hypothèses, plus ou moins fondées, mais jamais ô grand jamais exactes.

    – “Soyez vous même, tous les autres sont déjà pris”, disait Oscar Wilde. Pendant que tu cherches à correspondre à une certaine image de réussite, personne ne s’occupe d’exercer le métier qui te comblerait réellement.

    Et à force de vouloir vivre surtout pour plaire, satisfaire ou rassurer les autres, même ceux qui comptent le plus, tu finis souvent par oublier ce qui te fait vibrer, ce que pourquoi tu veux t’engager. As-tu l’impression trop fréquente de ne pas savoir ce que tu veux, ce que tu aimes, et de mieux connaître les désirs des autres ?


Et si tu as du mal à discuter sereinement de tes envies de changement avec ton entourage, fais le test gratuit créé par moi même en personne pour t’aider à comprendre comment mieux parler de ton idéal professionnel. Il te suffit de cliquer ici pour le télécharger !

J’espère que ce partage d’expérience t’aide à y voir plus clair sur tes propres envie de démissionner, ou de te lancer pour faire exister cet idéal pro dont tu rêves ! Depuis j’ai de nouveau démissionné, et les leçons que j’ai pu tirer de cet accident de parcours m’ont été très utiles (je t’en parle très bientôt dans un prochain article) !

J’ai hâte de découvrir ton feedback en commentaires, ou par mail : amelie.lesgeniales@gmail.com

A bientôt !
Amélie

Coach intuitive et décalée au service de ta réinvention professionnelle

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Amélie Mansard
Amélie Mansard

Coach intuitive et décalée, je réconcilie les jeunes femmes avec leur potentiel pour les guider vers une vie professionnelle plus engagée et épanouie.

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