Se former pour changer de vie : mes 4 conseils pour se lancer sans procrastiner !

Changer de voie professionnelle implique dans la plupart des cas de se former, pour acquérir de nouvelles connaissances et skills. Des ajustements minimes à la reprise de longues études, les besoins varient selon les envies de chacun.

Après de premières études dans la vingtaine puis quelques années de travail, retourner sur les bancs de l’école est loin d’être évident ! Habituée à gagner sa vie à peu près correctement, à ne pas ramener de devoirs à la maison (en principe), on rechigne à sacrifier un mode de vie plutôt confortable et commun à la majorité de son entourage. De quoi embrouiller son cerveau au moment de postuler à une formation ou choisir un programme !

Le secteur de la formation professionnelle pour adultes est en plein boom, mais il persiste encore beaucoup d’idées reçues sur quoi faire, en combien de temps, où…

En tant que femme, c’est un stress supplémentaire quand vient le moment de réinventer sa vie professionnelle. En effet on souvent habituées dès le plus jeune âge à montrer qu’on peut se débrouiller seule, et tout porter à bouts de bras… Alors même qu’à l’intérieur c’est la panique !

La formation est essentielle pour se reconvertir. Le souci, c’est qu’on se trompe souvent de question au moment de choisir. On se demande : “quelle diplôme me permettra d’accéder à tel ou tel job”, quand la vraie problématique est : “de quelles compétences vais-je avoir besoin pour exercer l’activité x ou y ?

Dans cet article, découvrez 1 exercice et 4 conseils pratiques pour préparer votre plan de formation, et lancer votre reconversion professionnelle sans stress !

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Ma propre expérience m’a montré que la peur est l’obstacle numéro 1. Quand j’ai formulé mon envie de me reconvertir dans l’orientation professionnelle, ma première idée a été de me former comme un conseiller d’orientation classique : en faisant une licence de psychologie. Trois ans ça me semblait déja beaucoup (je sortais à peine de 7 années d’études), mais encore assez raisonnable.

Le problème était que mes sources étaient datées ; j’ai appris qu’entre deux réformes il avait été décrété qu’il ne fallait plus une licence mais un master de psycho, puis encore un an de formation spécifique !

Pas assez sure de mon idée pour me lancer à l’aveugle sur une aussi longue période, j’ai réevalué mes ambitions et suis passée sur des formations de conseiller en formation. Et là il s’agissat de licences pro, de formations professionnelles sur 9 mois… Plus accessibles me direz-vous ; moins longues, plus concrètes, elles semblaient pouvoir faire l’affaire. Mais la peur avait déja pris le contrôle de mon ego, et toutes les excuses étaient bonnes pour ne pas passer à l’acte.

Parmi celles ci : la peur de manquer d’argent. Eh oui, j’étais enfin sortie de la spirale de la précarité étudiante, où j’enchaînait deux à trois jobs pour gagner en dessous du seuil de pauvreté : la perspective, même à court terme, de ne plus être aussi libre financièrement dans mon quotidien, de continuer de dépendre des aides de l’Etat, de mes parents ou de mon conjoint, était plus forte qu’un projet de reconversion qui reposait pour le moment sur mon intuition.

Quand on reprend une formation adulte, on a aucun autre prétexte que celui d’avoir pris la décision. Seule. Pas de parents qui disent “tu devrais faire ci ou ça”, de profs qui t’encouragent à poursuivre dans une voie x “au vu de tes bons résultats dans cette matière”, comme quand on avait 17 ans,

Si on échoue, c’est notre responsabilité. Mais si on réussit également, et c’est encore plus gratifiant ! Alors pourquoi ne pas essayer de reléguer des peurs ou des croyances qui ne servent pas notre réussite au placard ?

Plus facile à dire qu’à faire, je sais. Il faut déja identifier ce qui fait peur dans le fait de reprendre une formation. Pour cela voici un petit exercice intéressant à faire pour s’aider :

Lister les obtacles. Tous, même ceux qui semblent farfelus ;
Pour chaque obstacle, se demander : qu’est-ce que je risque si je vais à son encontre (ex.me lancer dans cette formation même si mes revenus baissent de moitié dans les six mois à venir) ? A quel point cela m’affecterait ? Comment pourrais je pallier à ce problème ?
Enfin, se demander quels seraient les bénéfices si on osait se lancer et faire cette formation !

Retenons ici une chose importante : ce sont nos émotions qui nous font prendre des décisions, avant les arguments rationnels ! Autant tirer ce trait à votre avantage : quand les peurs et les fausses croyances qui tentent de saboter nos efforts, se souvenir des raisons émotionnelles qui nous poussent à reprendre une formation est une des meilleures sources de motivation..

Etre plus heureuse, se sentir plus épanouie, investie dans son travail, se sentir en accord avec ses valeurs, avoir plus de temps pour soi, pour sa famille… ces motifs doivent être définis de manière personnelle et faire sens pour vous, avant de faire plaisir aux autres.

Se former de manière utile et efficace c’est possible ! Voici mes conseils issus de mon propre cheminement pour arriver à vos fins en limitant l’auto sabotage et les mauvaises décisions :

  1. Ne pas négliger les formations… informelles. On garde de notre expérience étudiante des schémas qu’on essaye à tout prix d’adapter à notre vie 3, 5 ou 10 ans plus tard. Outre les structures propres à l’enseignement supérieur, il existe pourtant de multiples façons de mettre à jour ses compétences pour exercer son dream job. Formation en entreprise, MOOC, personal MBA fait maison… les solutions ne manquent pas, et peuvent vous permettre de continuer à travailler en parallèle, ou encore de gagner du temps.
    Certaines méthodes demandent plus d’autonomie, d’autres ne vous délivreront pas de diplôme mais des compétences utiles… Ecoutez vous : ne vous lancez pas dans un plan qui n’est pas adapté à votre façon d’apprendre ou au domaine dans lequel vous voulez vous rediriger, au risque d’être sérieusement déçue si vous échouez et de tout plaquer par dépit !

  2. Commencez là où vous êtes à l’aise. Rien ne sert de vous mettre la pression et de vous lancer façon free jump dans un domaine ou une structure que vous ne maîtrisez absolument pas ! On a bien souvent à tort l’impression que plus on va droit au but, plus vite on aura atteint son objectif. Mais c’est aussi la meilleure façon de griller des étapes, ne pas construire une confiance en soi et en son projet suffisamment solides, et se casser la figure au premier coup dur.
    C’est un travers plutôt masculin du monde professionnel qui consiste à mettre en avant ceux qui tirent sur la corde et se poussent à bout en permanence.
    Or, quand on commence un nouveau projet en s’appuyant sur nos forces et ce qui nous plaît, on est plus motivée, moins perturbée par nos échecs en route, et plus aptes à faire des changements si notre idée de reconversion évolue.
    Si vous adorez lire et que votre ambition est de devenir fleuriste par exemple. Avant de vous inscrire au BEP, vous pouvez lire des témoignages, apprendre l’histoire du métier, vous tenir au courant de son l’actualité, PUIS assister aux ateliers du fleuriste de votre quartier, demander à ce dernier de vous prendre en stage un samedi sur deux… Chaque étape vous permet de vérifier votre intuition de plus en plus concrètement, en partant de votre zone de confort et élargir celle ci progressivement.

  3. Si vous n’avez pas d’envies claires, vous n’avez pas besoin de vous fixer des objectifs contraignants… au début. Prenez le temps de renouer avec le plaisir d’apprendre, de vous sentir investie dans une nouvelle discipline plus en accord avec vos valeurs. Intégrez progressivement ce plaisir, ancrez le en vous. Les opportunités de concrétisation de vos apprentissages seront bien plus visibles si vous ne passez pas votre temps à les traquer ! J’ai au départ appris le néerlandais pour le fun (#hobbyschelous), ce qui m’a donné l’aisance nécessaire pour faire du volontariat dans un festival de photographie aux Pays-Bas ; j’étais la première étrangère à m’incruster dans l’équipe, et le dépaysement fut très enrichissant ! Parler une 4ème langue m’a aussi beaucoup aidée pour me démarquer et décrocher mon premier vrai job, impliquant de parler régulièrement avec des clients étrangers, dont des néerlandophones. Je n’avais pas ces opportunités en tête au moment de déposer mon dossier d’inscription à la fac, mais mon initiative les ont rendues possibles.

  4. Rationalisez vos envies au fur et à mesure de votre progression. Servez vous de vos motivations émotionnelles pour ne pas perdre de vue votre objectif de reconversion. Plus la confiance et la maîtrise s’installeront, plus vous serez à même de vous attaquer à des questions plus intimidantes et pratico pratiques, qu’il s’agisse toujours de formation (ex. la nécessité d’être certifiée pour exercer certaines professions, comme agent immobilier), ou de questions plus avancées dans l’évolution de votre projet (ainsi les démarches de financement pour ouvrir un commerce de prêt à porter).
    En faisant l’aller retour entre apprentissage et mise en pratique/validation des étapes, ce sera plus facile et probablement plus rapide d’arriver à vos fins !
    Autre avantage non négligeable, avoir cherché et appris de façon informelle au début vous permettra d’être moins formatée et de garder une certaine ouverture d’esprit une fois votre dream job matérialisé, même si vous avez par la suite entrepris un parcours de formation plus classique;


Besoin d’aller plus vite ? La réalité de nos quotidiens, et notamment celle des factures à honorer, fait qu’on a parfois un rétroplanning non extensible. Et il serait irresponsable et contre productif de nier les aspects matériels qui conditionnent votre réussite.
Regardez votre galère droit dans les yeux : si ne pas arriver à faire de votre projet de formation une réalité vous fait peur, c’est que c’est important ! La peur est là pour vous indiquer que vous tenez à cette idée, même si vous n’êtes pas encore sûre de celle-ci à 100%. L’adversité peut se révéler être une source formidable de motivation… quand on la dope au plaisir de transformer chaque jour un peu plus son quotidien ! Si l’urgence d’une situation peut vous donner l’élan pour agir, la satisfaction d’aller vers votre job et votre vie idéaux vous fera tenir sur la durée.

J’espère que cet article vous aura plu ! Je suis impatiente de lire vos remarques dans les commentaires ou par mail (amelie.lesgeniales@gmail.com), pour vous être encore plus utile !

Prenez soin de vous !

Amélie

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Amélie Mansard
Amélie Mansard

Coach intuitive et décalée, je réconcilie les jeunes femmes avec leur potentiel pour les guider vers une vie professionnelle plus engagée et épanouie.

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